Qu’est-ce qu’un amortissement comptable ?

Qu’est-ce qu’un amortissement comptable ?

Toutes les entreprises doivent considérer dans leurs états comptables annuels l’amortissement de leurs immobilisations. Ces biens sont essentiels au bon fonctionnement de l’entreprise et font partie des actifs. Toutefois, leur valeur décroît dans le temps et au fur et à mesure de leur utilisation. Cette perte de valeur, connue sous le terme « amortissement comptable » est constatée chaque année et est enregistrée dans les comptes de l’entreprise par le comptable ou l’expert-comptable. Découvrez ici plus d’informations sur ce qu’est un amortissement comptable.

Amortissement comptable : le principe

Tout chef d’entreprise doit absolument comprendre la notion d’amortissement comptable. N’hésitez pas à faire appel à un cabinet d’expertise comptable pour assurer la gestion de vos comptes.

Amortissement comptable : de quoi il s’agit ?

Le Plan Comptable Général oblige chaque entreprise à comptabiliser l’amortissement de leurs immobilisations à chaque fin d’exercice. En comptabilité, l’amortissement est la constatation de la diminution de la valeur d’un bien immobilisé. La comptabilisation de l’amortissement a comme conséquence la baisse de résultat de l’entreprise. Mais contrairement aux charges qui sont en totalité déductibles durant l’exercice comptable, l’amortissement est étalé sur plusieurs années.

Quand une entreprise acquiert un bien immobilisé, c’est sa valeur nette comptable qui est enregistrée dans le bilan. Cette valeur n’est plus la même pour les années à cause notamment des raisons suivantes :

  • Usure physique des immobiliers en raison du temps ;
  • Obsolescence ou ancienneté technologique ;
  • Changements de l’environnement économique.

Les biens concernés par l’amortissement

Un bien n’est amortissable que s’il répond aux conditions suivantes :

  • Sa valeur d’acquisition doit être supérieure ou égale à 500 € HT ;
  • Sa durée d’usage est déterminable et est supérieure à une année.

Les immobilisations corporelles sont presque toutes amortissables, à l’exception des terrains, du droit au bail, des immobilisations financières et des immobilisations en cours. Ci-après quelques exemples d’immobilisations corporelles amortissables :

  • Installations techniques ;
  • Constructions ;
  • Machines et outillages industriels ;
  • Matériels de transport ;
  • Meubles et matériels de bureau.

Il y a aussi des immobilisations incorporelles amortissables. C’est le cas notamment pour :

  • Les licences ;
  • Les brevets ;
  • Les sites internet ;
  • Les logiciels.

Calcul de l’amortissement comptable

Le calcul de l’amortissement doit être maîtrisé par celui qui est responsable de la tenue de la comptabilité de votre entreprise. En effet, des prérequis comme la durée de l’amortissement, la base amortissable et la dotation aux amortissements doivent être considérés.

La durée d’amortissement

Il s’agit de la durée réelle d’usage de l’immobilisation. Elle est déterminée lors de l’entrée de l’immobilisation dans le bilan de l’entreprise. Elle dépend de plusieurs facteurs tels que :

  • La fréquence d’utilisation du bien ;
  • Les caractéristiques en termes d’obsolescence ;
  • La politique de renouvellement prévue par l’entreprise.

Le Plan Comptable Général détermine la durée d’amortissement en fonction des biens immobiliers. Mais il est possible pour chaque entreprise d’adapter la durée d’amortissement selon les paramètres cités ci-dessus. L’administration fiscale tolère un écart de 20 % par rapport aux durées indiquées dans le PCG. Mais l’entreprise doit justifier cet écart.

Voici des exemples de durées d’amortissement :

Taux d’amortissement

Cette donnée est calculée sur la base de la durée d’amortissement. Son calcul dépend du mode d’amortissement utilisé, à savoir linéaire ou dégressif.

  • Taux d’amortissement linéaire = 100/durée d’amortissement
  • Taux d’amortissement dégressif = taux d’amortissement linéaire x coefficient dégressif

Avec coefficient dégressif :

  • 1,25 si la durée d’amortissement est de 3 à 4 ans ;
  • 1,75 si la durée d’amortissement est de 5 à 6 ans ;
  • 2,25 si la durée va au-delà de 6 ans.

Base amortissable

C’est la valeur brute de l’immobilisation moins sa valeur résiduelle pour le mode d’amortissement linéaire. Si vous avez opté pour l’amortissement dégressif, la base amortissable est la valeur nette comptable de l’immobilisation.

Annuité d’amortissement

Il s’agit du montant de l’amortissement pour une année. Son calcul diffère en fonction de la méthode d’amortissement choisie.

  • Annuité d’amortissement linéaire

Annuité d’amortissement = taux d’amortissement linéaire x base amortissable

Annuité d’un bien acquis en cours d’année = Base amortissable x taux d’amortissement x (nombre de jours/360)

Le point de départ considéré pour les amortissements est la date de mise en service des immobilisations. Un calcul au prorata temporis en jours est effectué si ce point de départ intervient en cours d’année. La valeur de l’annuité est ensuite la même pour les années suivantes.

  • Annuité d’amortissement dégressive

Dans le cas de l’amortissement dégressif, c’est le premier jour du mois d’acquisition est considéré comme point de départ de l’amortissement. Ainsi, si le bien a été acquis le 5 du mois de février, le point de départ est le 1 février. Par ailleurs, l’unité utilisée pour le prorata temporis est le mois.

Annuité d’amortissement = taux d’amortissement dégressif x valeur nette comptable

Dans le calcul de l’amortissement dégressif, il faut déterminer le quotient obtenu par la valeur nette comptable divisée par le nombre d’années restantes. En effet, quand la valeur de l’annuité dégressive est inférieure à ce quotient, il est possible de pratiquer l’amortissement linéaire.

L’écriture de comptabilité des annuités d’amortissement est appelée dotation aux amortissements.

Méthodes d’amortissement

Il n’existe aucune loi qui oblige l’entreprise à opter pour un mode d’amortissement ou un autre. Chaque entreprise peut ainsi choisir la méthode qui lui convient en respectant le principe de permanence des méthodes.

Le mode d’amortissement linéaire est choisi par la plupart des entreprises. Son atout est que la perte d’avantage économique est répartie équitablement pendant plusieurs années. Le résultat de l’entreprise n’est pas donc trop affecté.

Mais certaines entreprises, surtout celles qui réalisent des bénéfices importants, choisissent l’amortissement dégressif. Ce mode permet d’amortir les biens dans une durée plus courte. Comme le bénéfice imposable est moindre, la valeur des impôts à payer l’est également.

Exemples de calcul

Supposons que votre entreprise a acquis une machine pour 40 000 € le 15 juillet 2017. La durée d’utilisation prévue est de 5 ans. Comment sera le tableau d’amortissement linéaire ? Et le plan d’amortissement dégressif ?

Tableau d’amortissement linéaire

Taux linéaire = 1/5 = 20 %

Annuité d’amortissement pour 2017 = 40 000 x 20 % x (165/360) = 3666,67

Annuité d’amortissement pour 2018 à 2021 = 40 000 x 20 % = 8000

Annuité d’amortissement pour 2022 = 40 000 x 20 % x (195/360) = 4333,33

Tableau d’amortissement dégressif

Taux dégressif = 20 % x 1,75 = 35 %

Annuité d’amortissement pour 2017 = 40 000 x 35 % x (6/12) = 7000

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