Dividendes et rémunération des dirigeants

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Si vous souhaitez vous verser des dividendes, cela présuppose que vous êtes actionnaire, associé ou salarié actionnaire d’une SA, d’une SAS (SASU) ou d’une SARL (EURL, EARL) et que votre entreprise génère des profits.

Ce procédé peut grandement améliorer vos revenus, on vous en dit plus !

Qu’entend-on par rémunération sous forme de dividendes

C’est une des manières d’améliorer la rémunération d’un dirigeant d’entreprise. A la condition que l’entreprise réalise des bénéfices, et cette notion est la condition préalable à tout versement !

Ces derniers peuvent alors être redistribués sous cette forme à l’associé unique (ou partagés entre tous les autres associés).

Les dividendes sont cumulables avec un salaire.

Ils vous donnent droit à une exonération de cotisations sociales sous conditions, rapprochez-vous de votre expert-comptable, il saura vous informer.

Ils sont soumis à une fiscalité simplifiée, la “flat tax” ou prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur vos revenus du capital.

Ils sont par contre soumis à l’impôt sur les sociétés.

Mais n’étant pas soumis aux cotisations sociales, gardez à l’esprit qu’ils ne vous ouvrent pas de droits à la protection sociale, ni à la validation de trimestres pour la retraite.

Afin de faire votre choix entre, vous verser une rémunération uniquement sous forme de dividendes, ou seulement sous forme de salaire, il est bon de procéder à quelques calculs.

L’expertise d’un professionnel sera bienvenue.

Quelle forme de rémunération choisir ?

Partons d’un exemple concret : vous êtes président d’une SASU et vous souhaitez consacrer 2 000 € à votre rémunération.

Choix 1 : versement d’un salaire

Vous devez déduire 920 € de charges sociales (cotisations patronales et salariales).

Au final, il vous reste 1 080 € net avant impôt sur le revenu.

Choix 2 : versement de dividendes

Vous êtes soumis à l’impôt sur les sociétés à hauteur de 15 % et à la flat tax pour 30 %.

Un total de 810 € est à soustraire de la somme allouée à votre rémunération sous forme de dividendes. Pour rappel l’impôt sur le revenu est inclus dans le prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

Il vous reste ainsi 1 190 € net.

Avantages et inconvénients d’une rémunération sous forme de dividendes

Rappelez-vous qu’une rémunération sous forme de dividendes ne vous ouvre pas de droit à la protection sociale (IJSS), vous ne validez pas de trimestre pour vos droits à la retraite.

De plus, si c’est votre unique source de rémunération, vous êtes redevable de la taxe PUMa.

Le versement de dividendes ne peut être effectué qu’après déduction de l’impôt sur les sociétés sur les bénéfices réalisés.

Et si vous optiez pour les 2 formes de versement ?

Un troisième choix est en effet possible. Vous pouvez vous rémunérer en mettant en place un mixte des deux !

La part de la somme dédiée à votre salaire vous permet d’être couvert au niveau assurance maladie et validation de trimestre retraite. Pour ce faire, votre expert-comptable peut vous calculer le montant du salaire brut minimum à vous verser.

Un complément de rémunération peut alors être réalisé sous forme de dividendes.

Un juste équilibre est en effet à trouver !

Votre statut est également à prendre en compte

Prenez rendez-vous avec un expert-comptable, il saura vous conseiller spécifiquement en fonction de la forme juridique de votre entreprise (président de SAS et SASU, gérant de SARL, EURL, EARL), car la fiscalité peut en effet être quelque peu différente.

Notre dossier thématique Gérant de société peut vous apporter quelques conseils.

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